En vue de faire acquérir aux entreprises notoriété et performance, la RSE devient un enjeu majeur. Critères réglementaires, exigences sociétales, compétitivité, etc. Difficile aujourd’hui de faire sans un responsable RSE. Sa fonction ? Accompagner les sociétés au développement durable en alignant les actions aux priorités environnementales et économiques. Face aux nombreux défis de notre époque, ce métier requiert vision stratégique, sens du management responsable, expérience et beaucoup d’organisation. Également désignée sous les termes « directeur DD », « CSR Manager » ou « chargé de missions RSE », cette fonction touche l’entreprise dans sa responsabilité globale. Mais quelles sont exactement ses missions et quelles compétences nécessite cette profession ? Quelles formations pour y parvenir ? Cet article vous dévoile tout ce qu’il faut savoir sur le métier de responsable RSE.

Quel est le rôle d’un responsable RSE ?

Assumer la responsabilité des impacts de l’entreprise sur la société et l’environnement : voilà l’objectif principal de la RSE. Pilotant la stratégie de développement durable, le responsable RSE doit veiller à la bonne conformité à l’ISO 26000 (lignes directrices relatives à la responsabilité sociétale) et à la prise en compte des critères ESG (Environnementaux, Sociaux, de Gouvernance). Il doit également diriger le rapport extrafinancier tout en vérifiant que les projets mis en place correspondent aux attentes des parties prenantes

Sa fonction, loin de se cantonner à faire respecter une simple mise en conformité, a donc tout à voir avec du management de projet, jusque dans son rapport à la Direction. Vis-à-vis de celle-ci, il joue le rôle d’accompagnateur, faisant en sorte que des évolutions environnementales et sociétales puissent découler les changements d’organisation au sein de l’entreprise. Il travaille aussi en étroite collaboration avec la RH (QVT, sécurité, gestion des compétences) mais aussi avec la logistique et la qualité (qse). La communication interne avec les équipes projet, les associations partenaires et la Direction en font une profession transversale, nécessitant des qualités humaines fortes, basées sur l’écoute comme sur la force de persuasion.

Les missions fondamentales du responsable RSE

Les activités du responsable RSE sont multiples et sa démarche profondément structurée. 

  1. Réaliser un diagnostic complet

La mission du responsable RSE démarre par une analyse fine des problématiques et impacts (environnemental, social, économique) en présence. Ce travail nécessite expérience et compétences, notamment pour bien définir les risques, les opportunités. Il requiert de maîtriser les outils d’évaluation. À l’issue de ce diagnostic, un plan d’action est élaboré : il a pour but de mettre la RSE au cœur de l’organisation de l’entreprise. 

  1. Assurer la veille réglementaire

Le responsable RSE maîtrise les textes réglementaires : 

  • À l’échelle européenne, la CSRD (Corporate Sustainability Reporting Directive) contraint les entreprises à élaborer un rapport extrafinancier détaillé quant à leur impact environnemental, social et leur gouvernance (ESG). 
  • ISO 26000 : cette référence internationale cerne les contours de l’entreprise responsable. Elle vise à aider les organisations dans l’intégration de la Responsabilité sociétale (RSE), et ce, dans toutes leurs prises de décision
  • Taxonomie verte : afin d’écarter tout risque de greenwashing, cet outil européen a pour but d’orienter les activités des entreprises vers des actions véritablement favorables à l’environnement.

Le responsable RSE doit également bien connaître la politique de réglementation de l’emploi et les normes QSE. 

  1. Élaborer et déployer la stratégie RSE

Main dans la main avec la Direction, le responsable RSE construit la stratégie RSE découlant des objectifs de la société : 

  • Achats responsables ;
  • Réduction de l’empreinte carbone ; 
  • Recherche d’écoconception pour les produits ;
  • Développement des activités en partenariat avec des associations solidaires

Le responsable RSE pilote les projets en garantissant la structuration des actions élaborées, s’appuyant sur des indicateurs de qualité

  1. Gérer la communication et la sensibilisation

Il construit des formations et sensibilise les acteurs de l’entreprise sur différents thèmes, main dans la main avec les RH : 

  • Qualité de vie au travail ; 
  • Sécurité ; 
  • Discrimination ; 
  • Montée en compétences.
  1. Produire le reporting

Le responsable RSE supervise l’ensemble du reporting extrafinancier et pilote la rédaction de la DPEF (Déclaration de performance extrafinancière), afin d’assurer une transparence claire et rigoureuse sur les engagements de l’entreprise.

Qualités et compétences clés : le profil idéal du manager RSE

Pour exercer ce métier, le responsable RSE devra avoir des connaissances approfondies des enjeux du développement durable. Il devra aussi maîtriser les réglementations en vigueur, notamment les normes RSE (ISO 26000) ainsi que les principaux outils utilisés dans sa profession (ACV, bilan carbone). 

Parmi les qualités à posséder impérativement, le sens de l’analyse, de la synthèse et de l’évaluation comptent parmi les plus importantes, notamment pour établir le diagnostic de départ. Viennent s’y ajouter l’éthique, l’intégrité et la responsabilité, qui iront de pair avec des compétences en management et en pilotage de projet, indispensables pour incarner pleinement la fonction. 

Enfin, il faut compter sur les aptitudes humaines du responsable RSE, et notamment sa capacité à communiquer avec diplomatie et pédagogie, que ce soit avec la Direction ou les différentes organisations partenaires. Sans oublier le leadership, qui lui permettra de mobiliser les parties prenantes dans les projets. 

Parcours et formation pour devenir responsable RSE

Le poste de Responsable RSE est accessible avec un bac +5, soit via un Master (Développement durable, environnement, master manager direction des ressources humaines), soit via une école de commerce. Il faut en général patienter quelques années pour décrocher ce type de fonction : au vu de l’impact stratégique de ce poste, les entreprises recherchent plutôt des profils dotés de 5 ans d’expérience au minimum. 

Parmi les nombreux métiers qui recrutent après une école de commerce, celui de responsable RSE est l’un des plus exigeants. À l’ESCM, nous préparons nos étudiants au management et aux RH : ces deux aspects constituent de véritables clés pour pouvoir à l’avenir s’approprier les sujets de la diversité en RH et de la qualité de vie au travail. Notre Mastère Manager RH intègre donc la stratégie RH dès la première année, tout en valorisant l’expérience de terrain. Notre philosophie « Expérience Inside » met en valeur les stages ou l’apprentissage par alternance, afin de permettre aux futurs responsables RSE de correspondre aux profils recherchés par les entreprises. 

Salaire et évolutions de carrière pour un responsable RSE

Le métier de responsable RSE connaît actuellement une forte croissance, encouragé par la réglementation CSRD et la nécessité de structurer les équipes. Les rémunérations diffèrent selon l’expérience du candidat, la taille de l’entreprise mais aussi la nature et l’importance des missions qui lui sont confiées. Un profil junior pourra prétendre à un salaire compris entre 35 000 et 50 000 euros brut annuels, là où un responsable RSE confirmé (ou un directeur RSE) touchera entre 55 000 euros et 75 000 euros brut annuels


Quant aux évolutions vers d’autres branches du métier, elles sont riches. Parmi elles, citons : 

  • le métier de directeur DD/RSE ;
  • le métier de directeur QHSE ;
  • le métier de consultant RSE (indépendant, cabinet).

Management, gestion de projet, éthique : le métier de responsable RSE s’avère exigeant. C’est pour répondre à cette exigence que l’ESCM propose à ses étudiants des parcours à la fois axés sur des apports théoriques et une véritable mise en situation pratique, grâce aux stages et apprentissages en alternance. Découvrez nos BTS, Bachelors, Mastères et formations répertoriées RNCP, guidés par notre volonté d’allier proximité et rigueur.